Avant
même son application, les députés amendent la loi concernant la taxation des
plus-values sur les terrains. Essayons d’y voir plus clair….
La
crise économique longtemps contenue à la porte, s’est glissée une nouvelle fois
et de manière sérieuse dans la maison France. Cette situation, a amené le
gouvernement à prendre des dispositions économiques peu favorable à
certaines activités professionnelles.
Le
secteur de l’immobilier, n’échappant pas à la nouvelle règle, il bénéficie de
son cortège de mesures et de nouveaux aménagements fiscaux.
Les
principales mesures mises en place sont de deux ordres :
- Le premier, prévu en théorie, pour réaliser des économies, a donné lieu à la suppression du prêt à taux zéro pour les biens anciens sans travaux, et la fin de la loi de défiscalisation Scellier. D’autre part l’accès au PTZ+, pour l’ancien et le neuf, sont dorénavant soumis aux conditions de ressources des acquéreurs, plafonné à 65 875€ par an.
- Le second, consiste à faire rentrer des recettes supplémentaires, par le biais de nouvelles mesures fiscales. Pour y parvenir, nos gouvernant, ont réformé la fiscalité des taxations sur les plus-values en générale, et notamment celle sur les ventes de terrains.
Pour
rappel, selon la réforme de 2004, lors d’une vente d’un bien n’étant pas considéré
comme résidence principale, le vendeur se trouvait exonéré de taxe concernant
la plus-value, dès lors que celui-ci était acquis depuis plus de 15 ans.
La
nouvelle loi votée le 19 Septembre 2011, consiste à modifier les tranches
d’impositions calculées fonction de la
période de revente du bien, ainsi que le délai permettant l’exonération
de la plus-value, porté à 30 ans au lieu de 15 précédemment.
L’entrée
en application de cette loi était prévu d’exonérer l’ensemble les biens sous
compromis enregistrés avant le 25 aout 2011, et pouvant être régularisés par
acte authentique d’ici la fin d’année.
Or,
s’il semblait comme suffisant, le délai prévu pour la régularisation des ventes
de bien construits, réservé antérieurement au 26 août, apparaissait lui comme trop
court pour celles des terrains à bâtir.
Particularités des Ventes de Terrains à Bâtir :
En
effet, l’acquéreur d’un terrain à bâtir ne dispose pas de la certitude
d’obtenir dans les délais, les autorisations à construire, permettant de
régulariser la vente. Est-il utile de rappeler la situation actuelle ? La
plupart du temps, les délais d’instruction des permis de construire sont artificiellement
rallongés, du fait soit de l’incompétence et laxisme de certains instructeurs, mais
aussi dans certaines régions, d’une charge trop importante de dossiers à
instruire ! Tel est et sera la situation tant que l’on n’aura pas le
courage de réformer sérieusement les conditions d’instruction et de délais des
permis de construire!
Risques de Paralysie :
Dans
cette situation, certains propriétaires engagés avant la nouvelle règle fiscale
et soucieux de ne pas être soumis à la taxation sur la plus-value de leur bien,
n’hésiteraient pas à résilier le compromis, au motif du non respect des délais
de réalisation. Les conséquences d’une pareille situation, pourraient accentuer dans certaines régions, la pénurie de terrain à bâtir.
Afin
d’éviter cette situation, l’Assemblée Nationale a amendé, en date du 4
septembre, le délai de régularisation des ventes de terrain à bâtir. Celui-ci
est dorénavant fixé au 31 décembre 2012 et devrait rassurer, les acteurs d’un
marché dont l’horizon s’obscurcit.
Commentez et Donnez-nous votre perception de la situation !
logique c'est tellement compliqué d'avoir un permis de construire.
RépondreSupprimeret tellement de particularités selon lieu ou type de bâtiment que le cas par cas du service de l'urbanisme fait perdre un temps pas possible!
RépondreSupprimerL'amendement demandé par les députés et sénateurs a été modifié par un mot pour les promesses "enregistrées"et non "signées" pour éviter une fraude par anti-datation (demande de Mme la Ministre). Résultat : les compromis de vente de terrain, (même signés devant un notaire avec dépôt chèque de garantie avant le 25.08)ne peuvent pas bénéficier de l'assouplissement car ils n'ont pas obligation à l'enregistrement m'a dit mon notaire (je vais avoir taxe x 3 car le permis de construire de mon acquéreur est retardé pour modification demandée à la Mairie). Une inégalité de traitement alors qu'on ne "fraude" pas et qu'on est engagé pour une vraie vente mais qu'on doit attendre la fin des clauses.
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